Le MystèRe De Barabbas
Contexte
Dans la Bible, rien n’est laissé au hasard. Chaque mot et chaque phrase ont un sens particulier et sont là pour une raison. J’aimerais m’attarder ici sur Barabbas, car je pensais autrefois au prisonnier qui fut échangé contre Jésus-Christ par le gouverneur Pilate, sans aucune raison particulière, simplement une pensée soudaine.
Qui est Barabbas ?
Barabbas est un prisonnier romain d’origine juive. Il est détenu car il a commis un meurtre durant une révolte (Marc 15:7). Les révoltes et les manifestations publiques étaient sévèrement punies par l’autorité romaine.dd
Lien avec Jésus-Christ
Barabbas est cité dans la Bible uniquement lors du procès de Jésus-Christ durant la fête de Pessa’h. Jésus fut livré par les Juifs aux autorités romaines pour “blasphème”, or la loi juive ne permet pas le meurtre ; ils le livrent donc au gouverneur Pilate pour l’exécuter. Ce dernier ne voit en Jésus-Christ aucun crime, mais cède aux exigences des Juifs et échange Barabbas contre Jésus-Christ.
Théologie et concept juif
Une fois le contexte posé, nous allons plonger dans de la théologie simple, des concepts bibliques et la gématrie.
Étymologie de Barabbas :
Barabbas est un prénom juif de langue araméenne (la langue courante de l’époque) qui signifie “Fils du Père”.
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Bar = fils de
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Abba = père
On a donc déjà quelque chose de frappant : Jésus échange sa place de prisonnier avec le “Fils du Père”, comme si la libération de Barabbas était une prophétie en cours de réalisation. Jésus a pris le nom “Barabbas” et son sens. Dans certains manuscrits de l’Évangile selon Matthieu, le nom complet du prisonnier est “Jésus Barabbas”, encore un indice…
Gématrie, la mathématique des mots :
Barabbas : Nous allons calculer la somme du prénom Barabbas en utilisant le Mispar Hechrachi, une méthode de calcul de la gématria :
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Bar (fils) :
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Beth = 2
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Resh = 200
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Abba (père) :
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Aleph = 1
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Beth = 2
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Aleph = 1
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202 + 4 = 206
On va donc chercher un mot qui a pour valeur 206, celui-ci est Davar :
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Dalet = 4
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Beth = 2
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Resh = 200
Davar signifie “la Parole”.
Yeshoua : Nous allons aussi calculer la valeur du mot Yeshoua, qui était le prénom complet du brigand :
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Yeshoua (Dieu sauve) :
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Yod = 10
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Shin = 300
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Vav = 6
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Ayin = 70
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Valeur = 386
On va donc chercher un mot qui a pour valeur 386, celui-ci est Lashon :
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Lamed = 30
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Shin = 300d
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Vav = 6
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Nun = 50
Lashon signifie la langue (l’organe) ou le langage. C’est un mot utilisé dans la Torah pour révéler la pensée divine.
On a donc quelque chose qui se dessine : Yeshoua Barabbas signifie “Dieu sauve par le fils du Père”, ou encore “La Parole faite chair” (Davar + Lashon). Ce type de lecture par les mots, via leur racine et leur valeur numérique, s’apparente au Midrash, à l’exégèse juive et aux lectures kabbalistiques.
Addition des deux mots :
Si l’on additionne la valeur des deux mots, on obtient 592. Il n’existe pas de mot unique ayant cette valeur, mais plutôt une combinaison de deux mots : “Et Jérusalem”.
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Et (préfixe d’union) : Vav = 6
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Yerushalaim :
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Yod = 10
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Resh = 200
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Vav = 6
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Shin = 300
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Lamed = 30
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Mem = 40
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Valeur = 586
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Le Vav d’union signifiant littéralement le clou, clouer ou la cheville, on peut donc lire “Cloué à Jérusalem” : une énorme avancée et une lecture profonde de l’hébreu.
Gématrie grecque (Isopséphie) :
Étant donné que le Nouveau Testament a été écrit en grec ancien (Koinè), on peut aussi transposer la valeur 592, obtenue en faisant l’addition des valeurs de Yeshoua + Barabbas, en utilisant l’isopséphie (la gématrie grecque). On obtient alors le mot Theotēs, qui signifie la Divinité :
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Theta = 9
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Epsilon = 5
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Omicron = 70
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Tau = 300
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Eta = 8
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Sigma (final) = 200
Valeur = 592
Donc “Yeshoua Barabbas” signifie la “Divinité” en grec Koinè, en utilisant la lecture “mathématique” des textes.
Conclusion
En adoptant cette lecture particulière du Tanakh et du nouveau testament, on se rend compte qu’il n’y pas de barrière de langue, tout est transposable de manière mathématique car Dieu en est le créateur.
On a réussi a établir un lien claire en le prisonnier, Yeshoua Barrabas et Jesus Christ. Si le nom du prisonnier est donné c’est qu’il y’a une utilité pour nous, lecteur. On pourrait creuser encore plus, notamment sur la période du procès de Jésus-Christ, en pleine pâque juive.
Le prisonnier est victime de la grace de Jésus-Christ car il a été sauvé par son sacrifice, il était l’un des derniers représentant de la loi car a cause de son meurtre, il a été jeter en prison éternellement, symbole de la mort.
On peut aussi dire que le prisonnier est un “faux Yeshoua” car il a désobéi a son supérieur, les Romains, en se rebellant, or le “vrai Yeshoua” lui n’a pas refusé le sacrifice à la croix car le père en était l’initiateur.
La gématria et l’isopséphie nous ont aussi aidés à transposer l’hébreu au grec, simplement grâce à la valeur numérique des mots. C’est ici que le lien fort entre les lettres et les mathématiques prend tout son sens. Les langues changent, les alphabets diffèrent, mais les nombres restent intouchables. C’est un véritable pont : une valeur encodée dans le texte du Tanakh vient trouver son écho parfait, au chiffre près, dans le Nouveau Testament. Cela prouve que le hasard n’a absolument pas sa place dans la Bible. L’auteur divin utilise la logique mathématique comme un fil rouge pour traverser les barrières linguistiques et unifier les textes.
Finalement, tout un tas de schémas de lecture peuvent être proposées, à condition bien sûr qu’elles soient rigoureusement documentées et expliquées. La gématria est un puits sans fond. Aborder les Écritures de cette manière, c’est un peu comme lire le code source de la création : chaque mot cache une équation, chaque verset est une fractale qui renferme un sens spirituel plus profond. On ne fait plus que lire un texte, on le déchiffre. La Bible révèle alors un réseau de connexions inépuisable, où l’exploration est littéralement infinie.